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Levés tôt vu la précarité des rideaux et l’activité maritime du matin, on profite du beau temps pour aller prendre un vrai jus de fruit dans l’un des cafés locaux avant d’entamer notre ballade dans la Valle Gran Rey. On monte à peine plus haut en voiture dans la vallée et empruntons des sentiers balisés où suivons les randonneurs allemands (90% de la population locale) à travers les palmiers. De quoi passer une matinée sportive et mériter notre déjeuner au bord du port. Loïc en profite pour piquer une tête tandis que je fais le tour des boutiques à la recherche de souvenirs. Après une séance bronzette, retour au café pour se rafraîchir de batidos. Direction une autre plage à travers les rochers et pause devant l’immensité de la mer et la force de vagues.
Le soir, nous devons retrouver des amies allemandes ERASMUS de Loïc. Nous avons décidés de prolonger notre séjour à La Gomera, histoire de prendre tranquillement le bateau du dimanche 11h, plutôt que de repartir trop tôt de la Valle Gran Rey dès le samedi après-midi. Nous mangeons à la Casa de Maria avec les allemandes et profitons, cette fois en live, du spectacle des guitaristes. Comme nous avions rendu notre pension le matin, on en loue une autre avec cette fois vue sur… les musiciens ! Histoire d’avoir encore plus de mal à s’endormir.
Fin prêts pour notre périple extra-insulaire, direction La Laguna pour une petite visite du centre ville histoire de s'équiper en platanos (bananes) pour grignoter durant le trajet. J'adooooooore les bananes des iles ! Une petite ville ma foi fort sympathique avec ses bâtiments de 2 étages maximum et ses palmiers de partout. En plus s'y construit une ligne de tram qui, sur la pub, me fait bizarrement penser à un tram français de ma connaissance. Direction ensuite le campus de Loïc, la fac d'éco pour 2-3 formalités. J'en profite pour squatter la salle Internet. Merci à Funky Zapata d'être toujours un aussi régulier commentateur de site !
En route enfin pour los Cristianos au sud de l'île où nous devons embarquer à 14h pour la Goméra. Petite halte expresse à El Médano, spot connu des Canaries, pour voir les véliplanchistes et les kitesurfeurs. Tout le long de la route Loïc ne cessait de répéter « ya du vent, ya du vent ! », râlant de ne pouvoir en profiter pour faire de la glisse. Le temps de ramasser un peu de sable tout et de prendre une pose de star au soleil, et nous voila repartis. Plus ça va et plus les nuages s'amassent sur le Teide et les alentours. On fait bien de quitter Tenerife ! Surtout que ça a bien l'air dégagé du côté de la Goméra.
La Kangoo garée dans la soute du Volcan de Taburiente, la bateau de la compagnie Armas qui fait, avec le Fred Olsen (le plus rapide du monde !), le trajet jusqu'à l'île, nous montons sur le pont. En expert des traversées maritimes, Loïc a prévu le coup et nous voilà donc installés en plein soleil, sur les matelas sortis du coffre de la voiture, pour une heure de bronzette. Au menu, lecture de journaux locaux (Ségo candidate !) jusqu'à ce que le vent rende la chose impossible. Du coup, gros dodo au soleil. 5 minutes avant l'arrivée, les hauts parleurs hurlent qu'il nous faut regagner notre véhicule. San Sebastien de La Gomera, nous voilà ! Mais nous ne ferons que passer par la capitale de l'île car c'est à Valle Gran Rey, à l'opposé de l'île, que Loïc a décidé de nous faire aller. Une heure de route, en comptant les multiples arrêts photos « Teide à nu » et le passage par de cols embrumés, nous sera nécessaire pour rallier notre point de chute, de charmants hameaux dispersés dans une vallée pleine de palmier et s'étalant jusqu'au bord de mer.
La Casa Maria, le premier lieu où nous nous renseignons pour une pension (on n'avait rien réservé et pensait au pire dormir dans la voiture), semble être le lieu d'activité principal du hameau le plus proche de la mer. Salsa, meregue, reggeaton tournent en boucle. Ce lieu va me plaire... 25? la pension. Par personne ? Non, pour 2. Vous voulez vue sur la mer ? Bien sûr ! Et voilà comment on se retrouve avec Loïc aux premières loges, en surplombant tous ceux qui attendent sur la plage le coucher de soleil. Après un petit tour pour écouter les djembés qui jouent sur la plage une fois le soleil couché, direction el restaurante del puerto que Loïc a l'habitude de fréquenter. Un groupe de guitariste chante à la Casa Maria jusqu'à une heure tardive, le son se mêlant à celui des vagues qui s'échouent sur la plage. Un sommeil tout en musique.
ll pleut ! Donc séance de Divix franchouillards (Camping, Double Zéro) sur le portable. Vu la démotivation qui gagne les troupes au regard du mauvais temps, Loïc s’est renseigné sur la météo des jours à venir sur La Gomera, petite île voisine de Tenerife, destination de notre week-end. Et comme les cieux semblent plus cléments à cet endroit des Canaries, on décide donc d’avancer notre départ au vendredi et, pourquoi pas, prolonger jusqu’au dimanche. En attendant, direction le cyber café pour enfin mettre en ligne les photos et textes des activités des jours derniers.
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